De Jaisalmer et son desert nous sommes partis pour rejoindre Jodphur, la cite bleue.
Un fort imposant au sommet de la vieille ville et de ses petites rues calmes remplies de maisons bleues. Le contraste est dur. D’un cote les petites ruelles qui me rapellent le Sud de la France, quelques passants, des enfants rentrent de l’ecole et nous depassent alors que nous peinons sur une montee un peu raide, une chaleur agreable, une petite brise, de grosse pierre pavees et je m’attend a chaque instant a croiser des joueurs de petanque. De l’autre cote, 100 metres plus bas, une rue large et encombree, qui tousse son trop pleins de pollutions et qui nous renvoie au visage a chaque pas les kilos de sables dont elle ne sait que faire. Des voitures des ricshaws des vaches des passants bruyants et nous revoila en une seconde dans l’Inde etouffante et fatiguante. Sans foulard mes yeux se mettent a pleurer et l’allergie ne se fait pas attendre. Vous devinerez donc que nous nous refugions rapidement dans les dedales calmes de la vieille ville.
A la recherche d’un endroit calme et a l’air respirable, nous rejoignons ensuite Mount Abu( nous c’est toute la bande, Iwona la polonaise un peu girly, Chris son mignon, Koen notre Garfield affame en permanence et Fabien qui quand il fume nous affirme que c’est bon pour la sante, seriously man!). N’ayant pas de reservation dans le train, nous nous retrouvons assis entre une famille indienne tres sympatique qui se pousse un peu pour nous laisser poser nos sacs, deux petites memes qui nous regardent avec d’immenses sourires edentes, une troisieme qui nous fait gouter toute la nourriture qui sort de son sac ( dont certains mets plutot bizarres mais par politesse nous feidrons d’adorer) et quatres jeunes indiens passionnes par notre jeux de carte qui epierons par dessus notre epaule durant les cinq heures de train.
Mount Abu est un village en haut de la montagne, bon, ca vous auriez put vous en douter. Il s’agit de la destination numero un pour les indiens en vacances et surtout pour ceux en lune de miel. Alors les rues sont bondees de familles flanants autour du lac, d’amoureux et il y a meme en pleins milieu de la place une tour effel miniature ( inutile d’insister sur l’etrangete pour moi d’arriver aussi loin en Inde pour me retrouver aussi pres de la france!). Le Sunset Point est bourre de monde. Des milliers d’Indiens viennent s’y entasser et manger du mais grille. Mais quand je dis des milliers c’est au bas mot! Nous en repartons une demi heure avant le coucher effectif du soleil, devant la foule oppressante et sur le chemin qui y mene, c’est uen veritable exode!!
Nous trouverons un autre endroit a cinq minute de la totalement vide.
Mount Abu c’est la belle vie. C’est une ballade en scooter jusqu’au sommet, cette rencontre avec un couple Indien incroyablement gentil, cette soiree d’Hallowen avec quinze personnes de notre hotel ou nous finissons le visage recouvert de peinture, Fabien qui se baigne dans le lac, les garcons qui partent en trek et qui s’arretent au milileu de la foret, devant une trace d’ours un peu trop fraiche et qui sortent leur petit couteau suisse ” au cas ou” ( j’aurais bien aime voir le sourire de l’ours si il les avait trouve figes au milieu du chemin, leur couteau de deux centimetre a la main) et les gens qui partout nous demandent une photo.
Mais parce que le temps file mine de rien, il nous faut repartir. Alors en bus, a cinq heures de la nous rejoignons Udaipur. Nous lorgnons sur le grand palace, un hotel immense pose au milieu du lac mais finissons dans une petite guest house, Shiva guest house. De la je pars en quete de souvenirs. Mon sac est bourre a craquer et je sens qu’il va me falloir faire de petits sourires au check in de british airways pour qu’ils ferment les yeux sur le surpoids… Cinq jours plus tard je connais tous les vendeurs par leur prenoms, j’ai feinte un depart du magasin six fois, cela a marche trois fois et je suis restee assise tellement longtemps sur leurs petits fauteuils d’osiers que j’en ai des courbatures. J’aime les vendeurs indiens. Ils nous prennent vraiment pour des cons! Si tu viens le matin, tu es vraiment vraiment vraiment chanceuse parce que tu es leur premier client, alors juste pour toi, il te font un bon prix. Si tu viens apres quatre heure, tu es vraiment vraiment vraiment chanceuse parce que tu es leur derniere cliente alors juste pour toi, il te font un bon prix. Et tout le reste de la journee, tu es chanceuse aussi, parce qu’il t’aime bien, qu’il voit que tu es etudiante et qu’il ne veut pas que tous els autres vendeurs t’escroquent. Alors juste pour toi, il te font un bon prix.
Et il pensent reellement que tu vas les croire quand ils te disent toute leurs betises. Alors qu’au final, leur discount si special, ca veut dire que c’est le double du prix. Juste pour toi.
L’ofup devrait envoyer leur vendeurs en formation en Inde, ils seraient les meilleurs!
La je suis a Mumbay, apres 16h de train. Et j’etais triste parce que nous nous sommes tous separes.Patapouf, mignon, girlie, frenchie les mathieu, steve, les english et les autres. Et je suis montee toute seule dans mon train.
Mais comme l’aventure ne s’arrete jamais, j’ai rencontree trois suedoise avec qui nous allons figurer dans un bollywood demain. Et ca, ca vaut la meilleure derniere journee de voyage du monde!!!


Nous avancons tranquillement a travers les etendues desertes et mon chameau connait parfaitement son chemin. Nous prenons notre dejeuner a l’ombre des arbres et buvons un chai tandis que nos guides cuisinent des chapatis, du riz et des legumes delicieusement.
Nous dinons d’un magnifique curry autour du feu avec Mr Desert qui nous raconte son histoire et nous endormons sous les etoiles. De vrais lits pour cette premiere nuit et des couvertures molletoneuses. Je m’endors bercee par le silence du desert, sur le cote, car malgre tout, les courbatures se font sentir.
Les jours suivants se poursuivent au rythmes des chameaux. Nous nous arretons au bord d’un puit pour qu’ils puissent s’abreuver, tirons a la force des bras l’eau jusqu’en haut,jouons aux cartes, au freesbee, dejeunons dans un buissons proteges par son ombre, savourons notre sieste et dormons de nouveaux aux pieds des dunes.Nous avons parfois des mirages d’eau fraiche, de coca et de baguette au fromage pour moi.

Les monuments sont encore une fois impressionants de grandeur!
Je vous ecris de Varanasi ou je suis arrivee apres une longue nuit de train. Un homme venant du Bangladesh et qui travaille dans l’industrie du textile depuis plusieurs annees se lance sur le sujet et ca n’est que trois heures plus tard que je reussirai a m’eclipser pour aller dormir dans le lit du haut, tandis que les vendeurs ambulants bercent mon sommeil de leurs propositions et que mes voisins de wagon papotent a n’en plus finir. Immense plaisir de decouvrir l’ambiance des trains indiens!!










