La fin d’un beau voyage

novembre 25, 2009 par petiteaventure

J’ai fini mon sejour à Bombay, ou j’ai été faire de la figuration pour un Bollywood! Une journée plutot amusante qui s’est finie par une scène mémorable, un open space americain que je traverse pour les besoins du film avec des feuilles (que je viens d’imprimer d’apres le scenario) avant de retourner m’assoir a mon bureau ou je fais semblant de taper des choses tres importante sur mon ordinateur.

La scène dure 20 seconde et nous sommes 15 dans la pièce,  mais peut etre me verra t’on dans le fond d’une scène du film passer l’air très serieuse. Et peut etre meme qu’un grand realisateur me verra et se dira, qu’il lui faut absolument cette actrice qui joue tellement bien, celle au fond de la piece qui marche…Sait on jamais!

 

Me voici de retour à Paris ; dans le froid d’un mois de Novembre, avec tout un lot de questions plus ou moins serieuses dont que pourrais je bien faire maintenant, quand pourrais je bien repartir , est ce que je pourrais ravoir une entrecote et un plateau de fromage, quel est le nouveau jean a la mode , qu’ai je appris durant cette année, ai je toujours des amis a Paris ou m’ont ils tous oubliés, quelqu’un voudrait il bien me prendre en stage …et les questions difficile auxquelles il va me falloir répondre, alors c’étais comment ? ( comme faire rentrer un hippopotame dans un dé a coudre) ou encore c’était quoi le mieux ?

Je garde des souvenirs extraordinaires de ce voyage . Bien plus que trois photos  dans un album , je garde le souvenirs de rencontres extraordinaires, de gens normaux qui avaient des reves immenses, de paysages sauvages, de defis surpassés, de peuples différents et toujours passionnants . En un an, j’ai fait de la figuration dans un Bollywood,  escaladé des dunes sur le dos d’un dromadaire,  appris avec les enfants des rues du centre de mère Teresa à reconnaître le mot doll sur une plaque de Bingo, me suis faite amie avec ce petit monsieur vendeur de bouteilles d’eau qui dormait sur sa petite paillasse dans la rue a Calcutta, fait les soirées incroyables  de Bangkok et dégusté des beignets de coco sur une pirogue, bullé sur des plages paradisiaques, évité une attaque de singe dans un temple en Indonesie, rejoint les aborigenes a Uluru au cœur de l’Australie et assisté a une course de chameaux dodelinants des fesses, ecouté un opera a Sydney,nourris des kangourous, vu les All Blacks perdrent face aux Bleus à Dunedin, en Nouvelle Zelande, parié sur un cheval pas fiable a Santiago, touché la pointe sud du monde a Ushuaia, marché cinq jours avec ma tente et mon réchaud a Torres del Paine, chatouillé les pieds du glacier el Perito Moreno, dansé le tango a Buenos Aires, la samba a Iguazu, suis descendu dans une mine et en suis ressortie abattue par le sort de ces hommes, ai sauté pour des photos dans un desert de sel, vendu des yaourts dans un marché de Bolivie, skié sur la plus haute piste du monde à 5200 mètres, escaladé le Machu Picchu, découvert un oasis, nagé avec les poissons sur un bateau au pied des San Blas, dansé avec une tribu au Panama et savouré des empenadas au Mexique.

Je finis ce blog en esperant y revenir bientôt pour de nouvelles aventures. Et je rejoins Paris, mes amis, mes dossiers, mes cv, le bon vin et tout le reste.

 

Merci de m’avoir suivi et merci à ceux que j’ai rencontré d’avoir rendu mon voyage si extraordinaire.

 

 

Patapouf, mignon, girly, frenchie et les autres

novembre 8, 2009 par petiteaventure

De Jaisalmer et son desert nous sommes partis pour rejoindre Jodphur, la cite bleue.

Un fort imposant au sommet de la vieille ville et de ses petites rues calmes remplies de maisons bleues. Le contraste est dur. D’un cote les petites ruelles qui me rapellent le Sud de la France, quelques passants, des enfants rentrent de l’ecole et nous depassent alors que nous peinons sur une montee un peu raide, une chaleur agreable, une petite brise, de grosse pierre pavees et je m’attend a chaque instant a croiser des joueurs de petanque. De l’autre cote, 100 metres plus bas, une rue large et encombree, qui tousse son trop pleins de pollutions et qui nous renvoie au visage a chaque pas les kilos de sables dont elle ne sait que faire. Des voitures des ricshaws des vaches des passants bruyants et nous revoila en une seconde dans l’Inde etouffante et fatiguante. Sans foulard mes yeux se mettent a pleurer et l’allergie ne se fait pas attendre. Vous devinerez donc que nous nous refugions rapidement dans les dedales calmes de la vieille ville.

A la recherche d’un endroit calme et a l’air respirable, nous rejoignons ensuite Mount Abu( nous c’est toute la bande, Iwona la polonaise un peu girly, Chris son mignon, Koen notre Garfield affame en permanence et Fabien qui quand il fume nous affirme que c’est bon pour la sante, seriously man!). N’ayant pas de reservation dans le train, nous nous retrouvons assis entre une famille indienne tres sympatique qui se pousse un peu pour nous laisser poser nos sacs, deux petites memes qui nous regardent avec d’immenses sourires edentes, une troisieme qui nous fait gouter toute la nourriture qui sort de son sac  ( dont certains mets plutot bizarres mais par politesse nous feidrons d’adorer) et quatres jeunes indiens passionnes par notre jeux de carte qui epierons par dessus notre epaule durant les cinq heures de train.

Mount Abu est un village en haut de la montagne, bon, ca vous auriez put vous en douter. Il s’agit de la destination numero un pour les indiens en vacances et surtout pour ceux en lune de miel. Alors les rues sont bondees de familles flanants autour du lac, d’amoureux et il y a meme en pleins milieu de la place une tour effel miniature ( inutile d’insister sur l’etrangete pour moi d’arriver aussi loin en Inde pour me retrouver aussi pres de la france!). Le Sunset Point est bourre de monde. Des milliers d’Indiens viennent s’y entasser et manger du mais grille. Mais quand je dis des milliers c’est au bas mot! Nous en repartons une demi heure avant le coucher effectif du soleil, devant la foule oppressante et sur le chemin qui y mene, c’est uen veritable exode!!

Nous trouverons un autre endroit a cinq minute de la totalement vide.

Mount Abu c’est la belle vie. C’est une ballade en scooter jusqu’au sommet, cette rencontre avec un couple Indien incroyablement gentil, cette soiree d’Hallowen avec quinze personnes de notre hotel ou nous finissons le visage recouvert de peinture, Fabien qui se baigne dans le lac, les garcons qui partent en trek et qui s’arretent au milileu de la foret, devant une trace d’ours un peu trop fraiche et qui sortent leur petit couteau suisse ” au cas ou” ( j’aurais bien aime voir le sourire de l’ours si il les avait trouve figes au milieu du chemin, leur couteau de deux centimetre a la main) et les gens qui partout nous demandent une photo.

Mais parce que le temps file mine de rien, il nous faut repartir. Alors en bus, a cinq heures de la nous rejoignons Udaipur. Nous lorgnons sur le grand palace, un hotel immense pose au milieu du lac mais finissons dans une petite guest house, Shiva guest house. De la je pars en quete de  souvenirs. Mon sac est bourre a craquer et je sens qu’il va me falloir faire de petits sourires au check in de british airways pour qu’ils ferment les yeux sur le surpoids… Cinq jours plus tard je connais tous les vendeurs par leur prenoms, j’ai feinte un depart du magasin six fois, cela a marche trois fois et je suis restee assise tellement longtemps sur leurs petits fauteuils d’osiers que j’en ai des courbatures. J’aime les vendeurs indiens. Ils nous prennent vraiment pour des cons! Si tu viens le matin, tu es vraiment vraiment vraiment chanceuse parce que tu es leur premier client, alors juste pour toi, il te font un bon prix. Si tu viens apres quatre heure, tu es vraiment vraiment vraiment chanceuse parce que tu es leur derniere cliente alors juste pour toi, il te font un bon prix. Et tout le reste de la journee, tu es chanceuse aussi, parce qu’il t’aime bien, qu’il voit que tu es etudiante et qu’il ne veut pas que tous els autres vendeurs t’escroquent. Alors juste pour toi, il te font un bon prix.

Et il pensent reellement que tu vas les croire quand ils te disent toute leurs betises. Alors qu’au final, leur discount si special, ca veut dire que c’est le double du prix. Juste pour toi.

L’ofup devrait envoyer leur vendeurs en formation en Inde, ils seraient les meilleurs!

La je suis a Mumbay, apres 16h de train. Et j’etais triste parce que nous nous sommes tous separes.Patapouf, mignon, girlie, frenchie les mathieu, steve, les english et les autres. Et je suis montee toute seule dans mon train.

Mais comme l’aventure ne s’arrete jamais, j’ai rencontree trois suedoise avec qui nous allons figurer dans un bollywood demain. Et ca, ca vaut la meilleure derniere journee de voyage du monde!!!

Retour tres proche

octobre 31, 2009 par petiteaventure

Je viens de realiser alors que je m’appretais a vous raconter Jodhpur, la ville bleue et mon arrivee a Mount Abu, qu’il ne me restait que dix jours de voyages. Et que je rentrais le 10 Novembre a Paris.

Alors au lieu de vous raconter un peu plus mon aventure , je repars la vivre a fond pour ne pas en perdre une minute. Je suis tres contente de rentrer mais j’ai encore dix jours, et je compte bien en profiter!

VAI CAMMELLO ATTRAVERSA IL DESERTO!!!!!!!!!!

octobre 31, 2009 par petiteaventure

Tandis que Giorgio s’en va dans le brouillard des montagnes au Nord de l’Inde, Koen, Fabien ( un allemand rencontre un peu plus tot) et moi nous rendons a Jaisalmer, la porte du desert.

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Nous y arrivons au matin apres une nuit plus que mouvemente a cause du froid et rejoignons un petit hotel au pied du fort. Nous sommes accueillis a bras ouverts et aussitot installes le responsable tente de nous vendre son safari.

” Vous etes des amis de docteur ( qui nous avait conseille la place) donc je vous propose un special deal, le meilleur pour vous juste parce que vous etes des amis, mon safari blabla blabla…1100roupies par jour.

“C’est beaucoup ca!!!”

“Oui mais la qualite est la, et je ne peux pas faire moins cher parce que c’est rellement ce que ca me coute et vous etes des amis, jeunes et tout, faites moi confiance! Les autres sont tous des lascars et des escrocs etc…”

“Oui mais on est etudiants et on peut pas  payer autant, on est amis alors je peux te le dire, ton safari est trop cher pour moi.”

“Mais si tu veux quelque chose de vraiment bien, viens avec moi. Si tu trouvs moins cher c’est que c’est mauvais mauvais mauvais je te le dis!!Je vous aime bien je veux pas vous arnaquer moi!”

“Bon je t’aime bien aussi mais je vais aller faire un tour en ville et voir par mes propres yeux. “

“Ok ok” Ayant l’air pas ok du tout.

Nous nous rendons en ville, rencontrons Mr Desert un indien aux yeux incroyablement bleus qui nous proposent un safari merveilleux pour 600 roupies par jour. DSCN8019

Nous acceptons avec plaisir et rentrons sous le regard furieux de notre hotelier.

“Alors?”

“Nous avons trouve un safari a 600 roupies, 1100 c’etait trop cher pour nous donc on a accepte.”

“Attend j’appelle mon boss.”

“Ok je vous le fais pour 600 roupies.”

Alors la il faut que ut m’explique, si pendant une heure tu justifie ton prix en me disant que tu n’essayerai jamais de m’arnaquer et combien la vie coute cher etc…si pendant une heure tu insiste sur le fait que tu ne peux pas baisser ce prix et si deux heures plus tard juste parce que je connais mieux les prix en cinq minutes tu me dis ok pour 600, la je me sens arnaquee!

Bref, evidemment nous sommes partis avec Mr Desert et notre hotelier ne nous a plus adresse la parole.

Quand a notre trek de trois jours, il fut aussi extraordinaire que nous aurions put esperer. Des cameliers extremement gentils et des paysages splendides. Mon chameau s’apelle Rocket et est toujours premier de la file, ce qui me donne une vue incroyable. Il bave un peu sur le cote mais je lui pardonne car il va vite!

DSCN8234Nous avancons tranquillement a travers les etendues desertes et mon chameau connait parfaitement son chemin. Nous prenons notre dejeuner a l’ombre des arbres et buvons un chai tandis que nos guides cuisinent des chapatis, du riz et des legumes delicieusement.

Nous sommes cinq, Iwona et Chris, elle Polonaise et lui Anglais qui se marient l’ete prochain et qui se sont lances dans six mois de pre lune de miel, Fabien, Koen et moi.

En fin d’apres midi nous arrivons sur les dunes et c’est une sensation incroyable que d’avancer dans le sable  si beau et pure d’aucune traces.

DSCN8092Nous dinons d’un magnifique curry autour du feu avec Mr Desert qui nous raconte son histoire et nous endormons sous les etoiles. De vrais lits pour cette premiere nuit et des couvertures molletoneuses. Je m’endors bercee par le silence du desert, sur le cote, car malgre tout, les courbatures se font sentir.

DSCN8179Les jours suivants se poursuivent au rythmes des chameaux. Nous nous arretons au bord d’un puit pour qu’ils puissent s’abreuver, tirons a la force des bras l’eau jusqu’en haut,jouons aux cartes, au freesbee, dejeunons dans un buissons proteges par son ombre, savourons notre sieste et dormons de nouveaux aux pieds des dunes.Nous avons parfois des mirages d’eau fraiche, de coca et de baguette au fromage pour moi.

Je reviens la tete pleine de calme et epatee par la beaute du desert. J’ai essaye d’acheter mon chameau, Rocket parce qu’il etait vraiment cool, mais je le voyais mal passer le controle des douanes a Londres. Alors je lui ai dit au revoir, mais pas adieu.

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No problem my friend

octobre 31, 2009 par petiteaventure

A Pushkar nous nous sommes reposes, allonges sur des tas de coussins, avec Docteur, le proprietaire de notre hotel et  pleins de gens rencontres en chemin. Pushkar est un petit village au bord d’un lac malheureusement presque asseche, mais qui garde tout son charme avec ses boutiques, ses petites rues bleus remplies de vaches, ses 500 temples et son ambiance toute tranquille. Nous montons en haut de la colline ou un petit temple nous attend avec a ses pieds la ville toute entiere, Giorgio m’apprend a m’exclamer en Italien et nous savourons le coucher de soleil.

 

Le calme n’est abime que par Diwali, le festival des lumieres qui a lieu le jour de notre arrivee. Me souvenant de Lyon et des immeubles recouverts de magnifiques lampions durant notre fete des lumieres, je m’attendant a quelque chose de similaire. Paisible, beau et romantique. C’etait oublier que j’etais en Inde! Toute les maisons evidemment furent recouvertent de lampions, pour faire venir les bons esprits. Mais ca n’est que la surface du festival. Pour faire fuir les mauvais esprit, il faut faire exploser un petard, ou un feu d’artifice et faire beaucoup de bruit. C’est donc, de la terasse de notre hotel, un immense feu d’artifice de tous l;es cotes, de toutes les couleurs et durant 24h. L’impression d’etre au milieu d’une enorme guerre. Une bombe explose sur ma droite et mes tympans font tiiiiiiiiii, un feu d’artifice part sur ma gauche un peu trop pres et mon coeur fait boummmmmmm!Georgio en a achete quelques uns et les hommes de l’hotel ont tout leur equipement…et comme vous pouvez imaginer Les garcons sont comme des fous autour des feux et nous incitent a nous aussi en allumer tandis qu’Iwona et moi nous pelotonons dans un coin, toutes les mesures de securite non appliquees defilant dans notre tete et sursautant a chaque lancement.

Mais c’est magnifique. Un grand jet bleu arrive sur ma droite, un jaune explose en mille lumieres sur ma gauche, et ca continue comme cela toute la nuit!!!!!!

Nous essayons de sortir dans la rue apres un moment, mais cela s’avere trop difficile. Un gang d’enfant nous attend a chaque coin de rue, un feu de petard nous saute aux pieds a chaque pas et la rue est bloquee un peu plus loin par une base de lancements. Nous nous retranchons rapidement.

Nous partons une journee avec Koen et Sander visiter Jaipur et le Amber Fort, un extraordinaire et immense fort qui longe toute la colline, se poursuivant par une muraille qui sans avoir ete en Chine, me laisse sans voix.

 

Un peu plus a l’ouest

octobre 22, 2009 par petiteaventure

Ces derniers jours ont ete bien remplis. J’ai admire la splendeur du Taj Mahal a Agra, avec Giorgio, un italien comme on les aime, s’exprimant avec les mains et chantant quand il nous parle rencontre en attendant mon train. Le quai est bourre de monde et je me perds un peu entre les singes qui virevoltent au dessus des trains, les vendeurs de pommes, chai ou chips, les mendiants et le chef de gare qui papote gentillement avec nous. Ah, et un jeune indien qui n’a pas de reservations me demande de partager avec lui ma place. Mais comme c’est un train de nuit et que la place en question est une couchette ou je compte bien dormir, j’ai gentillement refuse. Je ne partage pas mon lit avec n’importe qui!

Le Taj Mahal, immense et d’un blanc immacule est impressionnant de beaute. Nous y allons en fin de journee, car en grand photographes que nous sommes nous cherchons la lumiere optimale pour notre prise de vue, mais nous ne sommes pas les seuls sur le coup et ce n’est qu’en poussant une poignee de touristes que j’ai reussi a prendre cette photo. Et en plus elle est bancale!

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Nous rencontrons plus tard autour d’un diner aux chandelles ( l’electricite est parfois un peu faible par ici) Koen qui nous vient de Belgique et avec qui nous partons visiter les ruines de Fathepur Sikhri a une heure d’Agra. Une mosquee immense et des enfants un peu collant qui te demandent du chocolat, des euros pour leur collection ( qu’ils te demandent de changer en roupies juste apres), des stylos ( qu’ils vont revendre juste apres) ou directement de l’argent.Un vrai sens des affaires! Et pas betes, ils parlent francais anglais allemand espagnol italien…pas moyen de leur echapper!

DSCN7700Les monuments sont encore une fois impressionants de grandeur!

Nous repartons ensuite  en bus de nuit rejoins par deux allemande, Luchana et Johanna en direction d’Ajmer puis Pushkar, un village tout bleu et tranquille. Alors que nous recuperons une couchette un peu poussiereuse, les gens continuent de s’entasser au fur et a mesure allant jusqu’a dormir du sol jusqu’au toit du bus.

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Un petit bain dans le Gange

octobre 15, 2009 par petiteaventure

photopauli 004Je vous ecris de Varanasi ou je suis arrivee apres une longue nuit de train. Un homme venant du Bangladesh et qui travaille dans l’industrie du textile depuis plusieurs annees se lance sur le sujet et ca n’est que trois heures plus tard que je reussirai a m’eclipser pour aller dormir dans le lit du haut, tandis que les vendeurs ambulants bercent mon sommeil de leurs propositions et que mes voisins de wagon papotent a n’en plus finir. Immense plaisir de decouvrir l’ambiance des trains indiens!!

“Older than history, older than tradition, older even than legend, and looks twice as old as all of them put together.”

Mark Twain

Et Mark Twain a raison. A Varanasi, une des plus vieilles villes du monde au bord du gange, tout semble vieux et empreint de passe. La ville sainte est visitee par de nombreux pelerins hindouistes car elle est une des tirthas les plus importantes ( ” crossing place”, un endroit ou les mondes des hommes et des dieux se rejoignent, c’est donc un lieu privilegie pour atteindre le divin).

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Tout le long du Gange que je viens de parcourir a pied apres l’avoir fait en bateau au lever du jour, se succedent des gates et de vieux temples surplombant les marches qui menent jusqu’a l’eau. La, les indiens viennent se baigner, se laver, faire leur lessives et prier.

D’abord le soleil qui se leve dans la brume au loin flottant sur l’eau, puis a 6h, un fouillis de saris de toutes les couleurs et les femmes en groupe autour de l’encens, des fleurs et des bougies. Les corps s’immergent dans l’eau certains tout en priant, d’autres tout en faisant mousser le savon. Notre petit bateau longe les gates et les baigneurs nous saluent depuis les marches. D’immenses saris jaunes, rouges, vert et oranges sont mis a secher et un hommes sur une sorte de podium en pierre recite des incantations.

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Plus tard dans la matinee  les bords du gange sont plus calmes, les vaches barbotent  laissant juste depasser leur museau de l’eau, puis des chevres que les hommes houspillent si elles s’approchent trop pres des vetements en train de secher sur le sol et enfin des bandes de singes passant en groupe leurs petits sur le dos et nous montrant avec insolence leurs fesses roses. Un jeune le visage tout blanc de mousse me fait un signe de la main, un autre m’invite a aller me baigner avant de plonger et trois hommes a l’ombre de leur parasol me proposent une place. Je m’assoit cinq minutes a l’ombre du parasol pour discuter mais ne met que mon petit doigt dans l’eau marronatre plutot douteuse.

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Un peu plus loin au pied d’un petit temple deux hommes sont en train d’allumer un bucher sur lequel on devine un corps, entoure d’un sari blanc. C’est d’une grande importance pour les hindous de mourir ici et de disperser les cendres de leurs proches dans le Gange. Juste un peu etrange d’y assister.

A sept heure nous nous rendons avec deux allemandes a la ceremonie des lumieres, six hommes au bord du gange vetus de merveilleux saris dansent et prient sous le sons des tambours entoures de lumieres et de bougies.

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Apres encore un merveilleux diner indien, nous rentrons traversant la foule du marche de Varanasi. Et je repars pour Agra et le Taj Mahal.

Derniers jours

octobre 11, 2009 par petiteaventure

Me voici toute prete a partir, a 3h de monter dans mon train pour Varanasi. Je pars impatiente de tout ce que je vais voir et un peu triste aussi, de quitter Calcutta et tous ceux que j’y ai rencontre.DSCN7370

J’ai dit au revoir aux enfants de ma classe. Ils m’ont chante Good bye auntie, thank you auntie et je suis devenue toute triste en un instant, de m’en aller. La plus petite du groupe qui sait toujours ce qu’elle veut, celle qui pique les crayons des autres, celle qui me harcele jusqu’a ce que nous jouions au memory, celle qui m’a appris a danser a l’indienne, celle qui, haute comme trois pommes se jette sur moi des que j’arrive ‘auntie auntie’,celui qui pleure des qu’il me voit, celles qui papotent en jouant aux cartes, celle qui me montre tous les jours l’etat de ses bobos, celle qui a fait semblant de pleurer pendant 30 minutes pour attirer mon attention, celui qui tire mon teeshirt pour que je lui file la reponse et celle qui a lance une rebellion un jour dans la classe ( meme elle),  ils vont tous me manquer. Nous avons bu notre the avec les soeurs et je suis repartie sur la route apres un mois extraordinaire avec eux et juste a temps avant  que mes eleves ne realisent que mon anglais n’est pas tres bon.

J’ai dit au revoir au Center Point, mon petit dortoir au quatrieme etage; au type qui tous les trois jours venait tuer les punaises de nos matelas, celui qui gerait l’office du rez de chaussee avec sa longue barbe blanche de patriarche, celui qui voulait que je m’installe a vie ici avec toute ma famille ( je lui ai dit que je ne pouvais pas lui repondre avant de leur avoir presente l’idee), celle que je n’ai que croisee, une argentine oiseau de nuit qui a accompli l’exploit de ne pas rentrer avant six heure du matin pendant deux semaines, celle qui a essaye de m’expliquer le pourquoi de la meditation, celui que je devais reveiller a traver la grille de fer quand je rentrai trop tard et qui venait gentillement m’ouvrir entre deux reves,celui qui a couru dans tout l’hotel en hurlant mon prenom le jour ou quelqun m’a appelle, et meme celui qui mettait un peu trop de temps a traverser le dortoir des filles pour aller dans le sien, ses yeux s’egarant en chemin.

J’ai dit au revoir a Sutter Street. Le QG. La, il y avait le vieux monsieur a qui j’achetais mes paquets de cigarette mais qu’un a la fois, pour pouvoir le voir souvent, celui qui arpente la rue toute la matinee une brasse du time india sous le bras, le Blue Sky et le sourire des serveurs qand j’essayais de lire avec grace mon journal de la main droite, une cuillere de porridge dans la gauche et que je finissais des feuilles dans tous les sens etallees sur la table,le petit restaurnat devant l’hotel Maria, deux banc installes sur le trottoir et sur lesquels tout le monde se sert et papote a l’heure du dejeuner, l’hotel Maria et sa terrasse, ou une biere, une guitare, de la musique ou encore un petit chien abandonne venait nous rejoindre parfois, le soir, ce petit chiot adopte par deux americaines en bonne voie de devenir la mascotte de l’endroit, le vendeur de bouquin avec qui j’avais un deal d’echange et dans l’echoppe de qui je restais des heures avant de me decider, le serveur du fairlaw qui part retrouver sa famille le 15, le gardien qui s’evente tranquillement quand je passe, l’homme aux yeux verts incroyables qui vent ses flutes en bois et le troupeau de chevres qui passent tous les jours a 15h.

J’ai dit au revoir a tout le monde, tous les autres volontaires ou touriste que j’ai put rencontrer pendant un mois. Une derniere soiree hier et je suis prete, mon sac sur le dos pour un mois dans

le Nord de l’Inde jusqu’a Bombay.

Je n’ai pas eu le temps de dire au revoir aux corbeaux, aux insectes et aux moustiques. Mais je ne m’inquiete pas, nos chemins se recroiseront.

A bientot de Varanasi.

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Bien installee a Calcutta

octobre 3, 2009 par petiteaventure

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Desole d’avoir ete si silencieuse mais j’ai plonge dans un quotidien bien rempli en vous laissant sur le bord.

Pour me rattrapper je me suis installee dans le calme petit jardin du Fairlaw, tres joli hotel ou, a defaut de pouvoir m’offrir une chambre, je viens boire un coca en fin de journee.

Tellement de choses se sont passees depuis la derniere fois! Laissons place au bilan.

Je suis tombee malade evidemment et suis devenue une adepte du riz blanc.

J’ai commence a deprimer, vouloir rentrer en france, ne plus rien vouloir faire…Tout m’ennuyais, meme vous ecrire!

Et comme cela ne m’etait jamais arrive avant et qu’en plus je faisais des cauchemars monstrueux ou des puces a 3 tetes venaient me devorer et me poussaient a faire la somnambule pour les chasser dans tout mon dortoir, je me suis interogee.

J’ai relu la notice des pilules anti paludisme que je prend et ai trouve dans la liste des effets secondaires tout mes problemes. Me souvenant de mon docteur me disant de guetter la depression, j’ai arrete de les prendre.

Les bed bucks sont toujours vivantes malgre cinq bouteilles d’insecticides genereusement videes sur mon lit et les moustiques de plus en plus nombreux. Resultat je dors avec mes chaussettes montees jusqu’aux genous et le tee shirt rentre dans le pantalon ( tres sexy je vous l’accorde) pour leur couper tout acces a la peau.

Cela a marche parfaitement jusqu’a la nuit derniere, lorsqu’un moustique voulant me montrer qui etait le plus fort ma pique sur les seuls centimetres de peau decouverte, mon visage.

Resultat aujourd’hui j’ai une tete de bouldogue e les gens me demandent qui m’a tape en voyant mon oeil tout gonfle…non non juste un moustique.

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Depuis la derniere fois j’ai faille me mettre au boudhisme et a la meditation. Mais je n’arrive pas a m’asseoir en position boudha et je m’endors en recitant mon mantra. Quand a la reflexion sur qui je suis reelement et tout ce genre de fantaisies (i am that best seller sur le sujet) m’ont vite rendue maboule.

J’ai ete voir un Bollywood et je suis devenue fan. “Wanted”, un film d’action qui raconte l’histoire d’un beau gosse super baraque qui se tape avec tout le monde mais se revele etre un heros et tombe amoureux de la jolie fille.

Un film de 2h30 tout en Bengale. Et bien a pars deux trois blagues qui avaient l’air vraiment droles vut le rire de mon voisin , j’ai tout compris de l’intrigue! Ce qui est extraordinaire, c’est l’ambiance de la salle qui reagit au quart de tour au moindre evenement. Au moment ou notre heros arrive en roulant des mecaniques dans un magnifique ralentit, tout le monde applaudit. Alors quand il enleve sa chemise et se bat torse nu, c’est la folie dans le public!!!

Les enfants du centre ou je vais tous les apres midis se sont habitues a moi. Il nous aura fallu un peu de temps pour qu’ils arretent d’essayer de me rentre folle. Maintenant ils savent que je peux etre tres patiente au jeux du ” on repete tout ce qu’elle dit” et ils se lassent avant moi. Quand aux garcons qui pensaient me mener en bourrique en ne me parlant qu’en bengale, je leur repond en francais.

Les filles m’ont apprise a danser, je leur ai appris en jouant au Bingo pleins de mots anglais ( et meme certains que je ne connaissais pas moi meme, mais vous ne leur direz pas). Nous avons dessine, mit de la peinture partout, parle de Spiderman, chante there were big crocodiles..en mimant tous les animaux, fait des pendus…C’est maintenant un tel plaisir de les rejoidnre tous les apres midi et de les entendre m’apeller ” auntie” pour me montrer leurs derniers bobos ou me supplier de jouer encore au bingo. La derniere fois j’ai remplace le volontaire qui s’occupe habituellemetn des garcons, ils m’ont appelle ‘uncle’ par reflexe. Je ne me vexe pas.

La vie a Sutter Street, c’est pleins de rencontres. Des francais a la pelle, des espagnols et des japonais. Nous nous retrouvons pour papoter, aller explorer la ville ou faire du shopping ( je me suis achete un petit pantalon ali baba magnifique!!). La ville est remplie de temples tous plus beaux les uns que les autres, d’anciens batiments anglais et de marches de toutes les couleurs. De quoi bien remplir nos journees!DSCN7338

Ah et j’ai aussi fete mon anniversaire l’autre jour, Un ami indien m’a offert le livre ” The prophet” et un petit garcon une rose en plastique!! Je la garde precieusement.

Je suis encore a Calcutta pour une semaine avant de partir explorer le pays. Et j’ai enfin mon billet de retour qui sera le 10 Novembre…direction la maison!!Et je compte bien tous vous y voir!!!

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Calcutta

septembre 15, 2009 par petiteaventure

Me voici depuis quelques jours a Calcutta ou je commence petit a petit a prendre mes reperes et une petite routine. Je me suis installee pour un moment dans un dortoir en bois de dix lits superposes, au quatrieme etage d’un immeuble au coins de Sutter Street, le QG des baroudeurs, volontaires et touristes en tout genre. A part le bruit de la rue dont les klaxons nous reveil au plus profond de la nuit, la chaleur ecrasante qu’un vieux fan  tournant au plafond ne fait que camoufler et les moustiques qui guettent le moindre centimetre de peau sans protection, je m’y trouve plutot bien installee.

Je me suis inscrite hier apres midi aux volontaires de Mere Teresa, ou j’irai quelques heures tous les apres midi pour donner des cours dans un des foyer pour enfants des rues. J’attend d’autre part le retour a Calcutta du responsable de Future Hope en fin de semaine pour voir ensemble ce que je pourrais faire pour eux. Mon quotidien s’annonce donc plutot charge, surtout que je suis en train de m’organiser avec une franco americaine rencontree hier pour faire du yoga avec elle, l’experience de Singapour ne m’ayant pas encore decouragee!

Toute une communeaute internationale de volontaires se croise ici et nous nous connaissons tous tres vite. Beaucoup sont la pour plusieurs semaines et nous nous retrouvons au petit restaurant du coin pour un cafe le matin avec le Time India achete au vendeur ambulant, sur les bancs d’un petit boui boui dans la rue au dejeuner et autour de naans aux legumes le soir, delicatement ( ou pas) mange a la main.

J’ai eu besoin de quelques jours pour m’habituer a la ville, ses odeurs, sa chaleure et sa foule. Mais au fur et a mesure de mes explorations, je l’ai finalement  adoptee. J’essaye de conserver les centaines de choses qui se passent a chaque minute sous mes yeux e je griffonne sur mon carnet pour ne rien oublier. Il faudrait une immense photo, un peu comme un cherchez charlie, pour vous montrer les milles scenes que je vois a tout moment. Vous devriez dans la foule retrouver l’homme qui se rase sous l’arbre assis sur le trottoir, un autre qui dort sur une natte a meme le sol, un petit garcon qui se repeigne devant la vitre de la banque, la petite vieille femme qui mendie, celle qui accroche son bebe entre deux poteaux et le bebe qui se balance en gazouillant dans le morceau de tissus, ces etalages du marches recouverts de carcasse de viande, de noix de cocos ouvertes etc… En allant de mon hotel au centre de mere teresa hier matin, a 5h30 du matin, j’ai eu le temps en traversant les rues encore endormies de croiser un dresseurs de singe qui voulait leur faire danser la disco, une vaches stone sur un tas de detritus, des familles entieres encore endormies sur leur natte ( une grande partie de la population vit dans la rue, certains trottoirs ressemblent donc a de veritables interieurs d’appartement avec une icone religieuse au mur, les vetements qui sechent, les petites filles qui jouent sur la table pendant que leur maman  cuisine etc…), un homme et son fils de six ans entrain de faire monter une carcasse saignante sur un ricshaw et le petit garcon qui peine sous le poid de la bete pour ensuite se relever tout fierment une fois le travail accompli…

Calcutta c’est pleins de choses a la fois. C’est une pauvrete mais aussi une fete incroyable! L’autre jour, alors que je me balladais dans Park Street je suis tombee par hasard sur une longue procession d’une cinquantaines de chars, tous plus joyeusement decores et entoures de chanteurs et danseurs enflammes. Je n’ai pas encore compris de quelle fete hindou il s’aggissait, mais je me suis jetee avec deux indiennes a la suite des danseurs et nous avons remontee pendant deux heures les rues jusqu’a n’en plus pouvoir. J”attend avec impatience la celebraton de la Durga Puja la semaine prochaine qui va etre une fete incroyable.

Calcutta c”est aussi la chaleur, qui te colle a la peau et ne te laisse pas une minutes de repit, c’est les corbeaux qui prennent possession de la ville tous les soirs et rodent autour des toits, c’est la priere musulmane qui vient regler la journee du haut de son micro,ce sont des rencontres tous les jours avec les commercants du coins, des volontaires espagnols, japonais, francais, ce Michel prof de theatre venu gouter a l’Inde apres un mois au festival d’Avignon, charlotte cette franco-americaine ayant tout plaque aux etats unis pour venir s’installer ici avec sa petite chienne ( qui se fait attaquer au bout de deux jours par un chien de rue) etc.. C’est bouillonnant de vie et qu’on le veuille ou non, ca ne s’arrete jamais!!