Je reviens de loin aujourd’hui. Du sommet du Wanna Picchu, lui même au sommet du Machu Picchu. Une vue vertigineuse, des marches à perte de vue, des constructions à flan de montagne…
Mais d’abord il y a eu Ica et ca, il va falloir que je vous raconte.
Après notre trekking infernal dans le canyon, nous avons rejoint Nazca dans la nuit (l’avantage du bus de nuit est que tu ne vois pas combien le chemin est etroit et combien le precipice est raide à coté) et de là, nous nous sommes envolées dans un petit coucou pour admirer les lignes de Nazca, ces dessins destinés aux Dieux.
J’ai essayé de prendre quelques photos entre trois pirouettes de l’avion, mais je vous avoue nous etions plus concentrées à garder notre equilibre et ne pas être malade qu’a admirer les créations incas.

Voulant bien faire le pilote nous secouait comme un prunier pour nous montrer de plus près les dessins nous emmenant une fois a droite, une fois a gauche « à et la regardez » et hop un petit piqué au ras du sol…Bref, l’impression d’etre sur un taureau accroché par les cornes et ne pas pouvoir en descendre.
Si vous voulez plus d’informations sur ce qu’on a put observer, demandez à Celine, elle a adoré le vol et sera ravie de vous en parler.
Fatiguées par ces deux jours de marche, cette nuit de bus, cet avion fou et très peu de sommeil et tentées par l’idée de comater devant une piscine, nous nous sommes trouvées un oasis.
Vous savez, le sable fin, les dunes que l’on escalade, le soleil qui se couche derrière et un coktail au bord de l’eau… Nous avons donc été à Ica, dans un oasis extraordinaire et là, nous avons ouvert nos doigts de pieds très grands en eventail.

Celine a fini par rentrer en France tandis que je me dirigeais vers Cuzco, la plus belle ville du Pérou. Des petites rues pavées, des maisons recouvertes de briques rouges et des rues qui montent et qui descendent au creux des collines.
Ne voulant pas me ruiner pour aller voir le Machu Picchu (le site le plus cher au monde) j’ai passé deux jours (enfin, un peu moins parce que le reste du temps, je celebrait avec les australiens leur fete nationale..) à glaner des informations pour trouver le meilleurs chemin possible pour y aller. Et je l’ai trouvé, en même temps que Guillaume, un francais qui fait un peu la meme chose que moi et que j’avais rencontré a paris grace à mon entremetteuse de tante.
Nous nous sommes lancés dans deux journées extraordinaires. Nous avons pris un bus jusqu’a santa maria, un combi jusqu’à santa theresa, et un autre jusqu’à hydro. Le chemin etait magnifique, mais les conducteurs un peu moins. Un chemin minuscule, sur le bord d’un ravin, des croix tout le long en souvenirs des gens qui sont déja tombés ici avant toi (pas très rassurant) et un conducteur qui roule à fond, klaxonne après les tournants et se met à gauche de la route. Alors forcément nous avons percuté une moto. Il s’en sortira avec une jambe ou un pied cassé, ce qui, vu l’endroit aurait put etre bien pire, mais qui nous laisse avec un gout amer dans la bouche, de ce qui aurait put arriver.
Arrivés à Hydro, nous retrouvons les rails du trains qui vont jusqu’à Agua Caliente et avec un groupe d’argentins et de chilien, nous lancons dans une marche de trois heure (que j’aurais vraiment savourée si je n’avais pas eu mon énorme sac à dos à porter) le long des rails. Un paysage à coupper le souffle, (parfois au milieu des nuages là haut apparait le Machu Picchu), des ponts à traverser, un torrent bouillonnant en dessous et des tunnels nous amènent finalement à la tombée de la nuit à Agua Caliente, petit village tout droit sorti des western totalement construit autour des rails. (assez drole de se reveiller et d’apercevoir en dessous de sa fenetre le train qui entre en gare)
Le lendemain, à cinq heure du matin nous montons au Machu Picchu et à dix au sommet du Wanna Picchu. 1300 marches pour monter jusqu’en haut, d’ou la vue est inoubliable. Après etre redescendus à pied jusqu’au village, nous recuperons de cette journée de marche dans les Bains naturels, une bière à la main..que demandez de plus?

Je m’en vais à Puno ou il y a un festival toute la semaine. Je vous tiens au courant.
ps: je rêve la nuit de fromage et de nouveaux vêtements, alors si quelqun avait la gentilesse de m’en apporter, ca devient urgent là

