Archive de la catégorie «Perou»

Machu

février 2, 2009

Je reviens de loin aujourd’hui. Du sommet du Wanna Picchu, lui même au sommet du Machu Picchu. Une vue vertigineuse, des marches  à perte de vue, des constructions à flan de montagne…

Mais d’abord il y a eu Ica et ca, il va falloir que je vous raconte.

Après notre trekking infernal dans le canyon, nous avons rejoint Nazca dans la  nuit (l’avantage du bus de nuit est que tu ne vois pas combien le chemin est etroit et combien le precipice est raide à coté) et de là, nous nous sommes envolées dans un petit coucou pour admirer les lignes de Nazca, ces dessins destinés aux Dieux.dscn17031

J’ai essayé de prendre quelques photos entre trois pirouettes de l’avion, mais je vous avoue nous etions plus concentrées à garder notre equilibre et ne pas être malade qu’a admirer les créations incas.

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Voulant bien faire le pilote nous secouait comme un prunier pour nous montrer de plus près les dessins nous emmenant une fois a droite, une fois a gauche « à et la regardez » et hop un petit piqué au ras du sol…Bref, l’impression d’etre sur un taureau accroché par les cornes et ne pas pouvoir en descendre.

 Si vous voulez plus d’informations sur ce qu’on a put observer, demandez à Celine, elle a adoré le vol et sera ravie de vous en parler.

Fatiguées par ces  deux jours de marche, cette  nuit de bus, cet avion fou et très peu de sommeil et tentées par l’idée de comater devant une piscine, nous nous sommes trouvées un oasis.

 Vous savez, le sable fin, les dunes que l’on escalade, le soleil qui se couche derrière et un coktail au bord de l’eau… Nous avons donc été à Ica, dans un oasis extraordinaire et là, nous avons ouvert nos doigts de pieds très grands en eventail.

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Celine a fini par rentrer en France tandis que je me dirigeais vers Cuzco, la plus belle ville du Pérou. Des petites rues pavées, des maisons recouvertes de briques rouges et des rues qui montent et qui descendent au creux des collines.

Ne voulant pas me ruiner pour aller voir le Machu Picchu (le site le plus cher au monde) j’ai passé deux jours (enfin, un peu moins parce que le reste du temps, je celebrait avec les australiens leur fete nationale..) à glaner des informations pour trouver le meilleurs chemin possible pour y aller. Et je l’ai trouvé, en même temps que Guillaume, un francais qui fait un peu la meme chose que moi et que j’avais rencontré a paris grace à mon entremetteuse de tante.

Nous nous sommes lancés dans deux journées extraordinaires. Nous avons pris un bus jusqu’a santa maria, un combi jusqu’à santa theresa, et un autre jusqu’à hydro. Le chemin etait magnifique, mais les conducteurs un peu moins. Un chemin minuscule, sur le bord d’un ravin, des croix tout le long en souvenirs des gens qui sont déja tombés ici avant toi (pas très rassurant) et un conducteur qui roule à fond, klaxonne après les tournants et se met à gauche de la route. Alors forcément nous avons percuté une moto. Il s’en sortira avec une jambe ou un pied cassé, ce qui, vu l’endroit aurait put etre bien pire, mais qui nous laisse avec un gout amer dans la bouche, de ce qui aurait put arriver.

Arrivés à Hydro, nous retrouvons les rails du trains qui vont jusqu’à Agua Caliente et avec un groupe d’argentins et de chilien, nous lancons dans une marche de trois heure (que j’aurais vraiment savourée si je n’avais pas eu mon énorme sac à dos à porter) le long des rails. Un paysage à coupper le souffle, (parfois au milieu des nuages là haut apparait le Machu Picchu), des ponts à traverser, un torrent bouillonnant en dessous et des tunnels nous amènent finalement à la tombée de la nuit à Agua Caliente, petit village tout droit sorti des western totalement construit autour des rails. (assez drole de se reveiller et d’apercevoir en dessous de sa fenetre le train qui entre en gare)dscn1912

Le lendemain, à cinq heure du matin nous montons au Machu Picchu et à dix au sommet du Wanna Picchu. 1300 marches pour monter jusqu’en haut, d’ou la vue est inoubliable. Après etre redescendus à pied jusqu’au village, nous recuperons de cette journée de marche dans les Bains naturels, une bière à la main..que demandez de plus?

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Je m’en vais à Puno ou il y a un festival toute la semaine. Je vous tiens au courant.

ps: je rêve la nuit de fromage et de nouveaux vêtements, alors si quelqun avait la gentilesse de m’en apporter, ca devient urgent là

Celles qui se voulaient sportives

janvier 20, 2009

Me revoila avec dans mes bagages Celine qui m’a rejointe pour aller dans le Sud du  Perou pour quelques jours. En quête d’aventure, nous nous sommes décidées à partir deux jours faire du trekking dans le canyon de Colca, non loin d’Arequipa.

Nous ne voulions pas ressembler à ces touristes qui sortent du car, prennent une photo et y remontent aussitot. Alors, après avoir repoussé toutes les agences qui proposaient des tours en autobus jusqu’au canyon, nous en avon trouvé une qui proposait quatre heure de marche le premier jour pour atteindre un oasis au milieu du canyon et trois heure le lendemain pour rentrer. Le programme nous semblait alléchant et nous voici parties à quatre heure du matin, pour une expedition dont nous ignorions encore les dessous.

Tout cela aurait été merveilleux si mes chaussures n’avaient pas été des baskets HetM, si les quatres heures ne s’etaient pas transformées en sept heures, si Celine n’etait pas tombée malade, si la pluie ne s’etait pas mise à tomber et si le reveil ce matin pour rentrer de l’oasis n’avait pas été à quatre heure du matin.

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Le paysage est incroyable je dois bien le reconnaitre. 1000 metres de dénivelés, des petits chemins sur le flanc du canyon que nous suivons et le long desquels nous croisons des mules et leur équipage, des passages pentus ou nous nous forcons à ne pas regarder le vide d’en dessous, la traversée de petites rivières, les montagnes à perte de vue.

Hier soir encore, après la pluie et les trois heures supplémentaires à grimper et descendre dans le canyon, l’humeur etait au beau fixe. Un bon diner, un lit, cinq couvertures et un coucher à 8 heures du soir, de la fatigue des gens qui ont bien remplis leur journée…

Mais ce matin, les trois heures de montée étaient beaucoup moins sympatiques. Celine malade, des coups soleils sur les épaules, les pieds qu’il faut motiver pour chaque pas supplémentaire, qui menacent de s’arreter, mais qui finalement savent bien qu’il n’y a pas d’autre alternative que ce petit chemin pentus pleins de pierres. J’ai bien tenté de m’arreter, mais je n’ai vu venir aucune aide d’aucune sorte. Pas une mule auprès de qui faire du stop,pas d’helico, et pas de garcon pres à me porter sur ses épaules. Bref, j’ai avancé, pas après pas, jusqu’en haut. Je crois que mon meilleur moment à été lorsque m’écroulant de fatigue au bout d’un chemin, et alors que je ne pouvais plus bouger une seule de mes jambes  le guide m’a dit: allez courage, dans une demi heure, on a fait la moitié.

 

Bon alors forcément, maintenant qu’on est arrivé, on est très fière de l’avoir fait. Je pourrais dire à mes enfants que j’ai grimpé dans un canyon, et que c’etait vachement haut.

Et maintenant, on ne sent presque pas les courbatures, et meme si on marche comme une petite grand mère, on se rapelle que des bons souvenirs, de la vue, et de la pluie qui finalement etait plutot rafraichissante.

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C’est ca je pense le plaisir masochiste de la marche. Souffrir pendant des heures, pour ensuite eprouver le plaisir du souvenir.

Ce qui est sur, c’est que je ne ferai pas le chemin de l’inca comme je l’avais prévu. J’irai en bus et je prendrais des photos quand on me dira de les prendre.

A bientot. Nous nous rendons sur la cote pour pleins d’autres aventures.